62', La Sept / Arte, 1998.
Des centaines de patients, victimes d'infarctus, d'hémorragies cérébrales, d'accidents de la route..., viennent confier leurs cerveaux cassés au service neurologique d'Hanna et Antonio Damasio à l'hôpital universitaire d'Iowa City. Parmi eux, l'équipe de recherche s'est particulièrement intéressée à ceux qui, malgré une intelligence et des capacités intellectuelles indéniables, font de grossières erreurs dans la conduite de leur vie, erreurs qu'ils ne faisaient pas avant un accident ou une tumeur. Certains ne connaissent plus la peur, l' inhibition, ont perdu la mémoire physique de la peine etc et leur vie a basculé dans le chaos.
Grâce à leur concours l'équipe d'Antonio Damasio a montré que contrairement à ce qu'en dit la sagesse populaire, un raisonnement correct est irrigué d'émotions et Descartes s'est trompé en posant la dichotomie du corps et de l'esprit.
Chercheur érudit, Antonio Damasio nourrit ses travaux de peinture, de cinéma, de littérature... "on apprend beaucoup sur le cerveau en regardant les grandes choses qui y sont nées." La pianiste Maria Joao Pires se prête aussi à leurs recherches ; dans ses interprétations de Mozart ou de Schubert, la mémoire, l'émotion et la raison sont sollicitées avec une telle intensité qu'elles défient le regard des neurologues...